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Les Savons de Carole | Les savons solides de carole
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Nos Savons

Je vous ai concocté des savons qui sauront faire plaisir à votre peau en leur apportant du bien être.

Un savon qui lave, c’est bien, mais un savon qui lave et qui apporte un soin particulier à votre peau, c’est encore mieux!

En effet, tous mes savons ont été pensé, en fonction de la peau de chacun.

Chaque ingrédient que contiennent mes recettes, n’est pas là par hasard.

Après des heures, des semaines, à étudier les livres des herboristes et des savonniers reconnus, j’ai découvert de véritables petits trésors.

Je fabrique mes savons, à la main, par saponification à froid, sans aucune cuisson, ce qui me permet de préserver les propriétés des plantes, des fleurs, argiles,beurres…que j’utilise et la glycérine naturellement présente dans les huiles végétales reste entièrement préservée.

Saponification des corps gras

Le savon traditionnel ou industriel en cuve des maîtres savonniers est le produit d’une réaction chimique nommée saponification des corps gras. Cette transformation non inversible et lente est une des plus anciennes réactions chimiques connues et maîtrisées par l’humanité. C’est une simple hydrolyse alcaline au cours de laquelle un mélange de corps gras — graisses animales ou huiles végétales— est hydrolysé en milieu alcalin par une base forte, soit la potasse ou hydroxyde de potassium KOH soit la soude ou hydroxyde de sodium NaOH, à une températurecomprise entre 80 °C et 100 °C.

Histoire du savon

Les Sumériens ne semblent pas le connaître trois millénaires avant notre ère. Un millénaire plus tard, des textes décrivent la saponification. Un millénaire avant notre ère, les Phéniciens exportent le savon[réf. nécessaire] et le fabriquent à partir d’huile d’olive et de soude végétale, comme deux millénaires plus tard en Syrie, en Grèce ou à Marseille. Ce savon était particulièrement réputé pour ses propriétés supposées désinfectantes, dues principalement à l’usage de cendres de laurier dans sa fabrication.

Les Égyptiens se frottaient avec du natron, du carbonate de soude hydraté naturel extrait des lacs salés après évaporation. Les Germains et les Celtes utilisaient de la graisse de chèvre et des cendres de bouleau pour fabriquer leur savon4.

Le savon est, selon Pline5, une invention gauloise qui décrit savons durs et savons mous. Le latin sapo a donné le français savon et les mots de même sens dans les autres langues romanes. Le proto-germanique *saip(ij)ǭ a donné l’allemand Seife et les mots de même sens dans les autres langues germaniques. Le proton-slave *mydlo a donné le russe мыло et les mots de même sens dans les autres langues slaves.

Substance lavante et nettoyante connue en Europe occidentale depuis l’époque gauloise, il est fabriqué en quantité à partir de cendres alcalines ou potassiques (cendres de hêtre, de l’herbe à savon), de suif, de saindoux de sanglier ou d’huiles excédentaires non comestibles6. Il sert surtout, appliqué comme onguent sur les chevelures d’après la littérature latine, de shampooing ou de gel colorant à l’usage les longs cheveux en « rouge » (en fait chevelure blonde tirant vers le roux)7. À côté de la toilette des mains et du visage, il faut retenir l’emploi de substances de toilettes complexes à base de suc de plantes, de savons mêlés de substances adoucissantes ou grasses, tel le beurre ou la glycérine, mélange de moins en moins agressif ou de plus en plus protecteur appliqué de la pointe à la racine des cheveux.

L’odeur d’eau savonnée et d’acide butyrique, lorsque le beurre a ranci, était barbare aux nez romanisés du Haut-Empire et même du Bas-Empire. Grecs et Romains se débarrassent des poussières du stade ou des taches en raclant un strigile sur leur corps huilé, avant la régénération par les massages et l’eau des thermes, aux bains successifs chaud, tiède et froid.

Gallipoli, ville portuaire sur la mer Ionienne dans le sud de l’Italie, a probablement été l’origine du savon de Marseille8. Grâce à ses nombreuses oliveraies et à ses multiples pressoirs souterrains (frantoi ipogei), le Salento commercialise dans toute l’Europe une huile d’excellente qualité, destinée principalement à l’éclairage des villes et des fabriques textiles, mais aussi à un usage alimentaire. L’idée d’ajouter de la soude aux restes des olives qui venaient d’être pressées une première fois permit aux habitants de Gallipoli de fabriquer des savons blancs et de diversifier durablement leurs activités.

Au ixe siècle de notre ère, Marseille saponifie déjà son huile d’olive et produit de façon saisonnière son savon. Au xve siècle, la région phocéenne semble un centre de production limité à la ressource locale. La soude marine qui désigne un carbonate de sodium impur provient des cendres obtenues par la combustion de plantes comme la salicorne (les cendres contiennent divers carbonates de sodium, calcium et potassium dans diverses proportions selon l’espèce).

La première grande fabrique française de savons fut fondée à Toulon vers 1430, un certain Palmier, industriel de Grasse, étant appelé par les syndics de l’époque à installer sa manufacture au nord de la place du Portalet (aujourd’hui la place Gambetta). La communauté toulonnaise s’engagea même pour mieux l’appâter à lui verser huit florins par an et à lui payer son loyer9.

De huit savonneries en 1600, le nombre passa à vingt en 1650. Le commerce du savon à Toulon fut si prospère que les archives ont enregistré jusqu’à plus de 60 000 quintaux de savons produits et exportés par an. Mais Colbert proclama la franchise du port de Marseille en 1669, taxant par ailleurs toutes les marchandises qui entraient ou sortaient du port de Toulon, donnant l’avantage économique aux Marseillais et signant la perte du monopole de la fabrication du savon par Toulon et la disparition une à une de ses savonneries9.

Après 1750, la fabrication de savon à Marseille devient industrielle, tant par les volumes que par les procédés normalisés. En 1791, le procédé proposé à l’Académie des Sciences par Nicolas Leblanc permet d’obtenir de la soude à partir du sel d’eau de mer, de chaux et de charbon.

En 1823, le chimiste français Eugène Chevreul explique la réaction de saponification. Ses expériences menées dès la Restauration lui ont permis de démontrer la structure générique des corps gras, combinaison chimique entre le glycérol, déjà reconnu par Scheele, et trois acides gras. Il est le premier à découvrir et affirmer que les savons sont des sels métalliques d’acides gras, et non pas des acides gras comme le croient alors les chimistes. Au xixe siècle, des huiles de coprah et de palme importées à moindre coût d’outre-mer servent à la fabrication des savons. Leprocédé d’Ernest Solvay réalise la synthèse industrielle du carbonate de sodium dès 1865, qui évince rapidement l’ancien procédé Leblanc, trop onéreux. Le savon devient un produit de consommation courante, apparaît dans les maisons bourgeoises et complète la panoplie des femmes de ménage, s’activant en semaine dans les nombreux et récents lavoirs communaux. Sans rival avant 1907, il sert au blanchissage du linge, au dégraissage de draps et des laines. Jules Ronchetti invente en 1906 la poudre de savon à laver, commercialisée sous le nom de marque Persil. La société allemande Henkel lance un produit similaire l’année suivante.

Début xxe siècle, l’hydrogénation des corps gras accroît le nombre et la variété des savons. Entre 1920 et 1930, alors que Marseille reste le principal centre de fabrication du savon en France, la concurrence survient avec les détergents synthétiques ou agents tensioactifs. Ces agents lavants sont utilisés encore aujourd’hui dans les shampooings, les gels douches et les « savons sans savon ».